Christiane Amanpour, Présidente du jury de la 25e édition

C’est une journaliste de renommée mondiale qui nous fait l’immense honneur de présider les travaux du jury cette année. Christiane Amanpour est parmi les journalistes les plus reconnus et récompensés de la profession.
Chef du service international de CNN, Christiane Amanpour est la présentatrice de l’émission vedette d’information internationale de la chaîne intitulée, justement, « Amanpour, » également diffusée sur PBS, aux Etats Unis. Elle opère au sein du bureau londonien de la chaîne.

Embauchée en 1983 comme assistante débutante au service international du siège de la chaîne, à Atlanta, Christiane Amanpour a gravi les échelons au sein de la chaîne, en tant que reporter au bureau de New York et, plus tard, en tant que correspondante internationale en chef de la chaîne. Depuis, Christiane Amanpour n’a cessé de réaliser des reportages sur les événements marquants de l’actualité internationale, à partir des points les plus chauds de la planète, comme l’Irak, l’Afghanistan, la Corée du Nord, la Bande de Gaza, l’Iran, le Soudan, Israël, le Pakistan, la Somalie, le Rwanda, les Balkans, l’Egypte, la Libye…

Grâce à son attitude courageuse et sans compromis, Christiane Amanpour a acquis une grande popularité auprès du public et est devenue une personnalité qui compte, respectée par les responsables économiques et politiques du monde entier : en 1996, Newsweek a déclaré que ses reportages sur la guerre du Golfe et dans les Balkans avaient contribué à faire de CNN la chaîne incontournable pour les dirigeants du monde.

Depuis la Guerre du Golfe, en 1991, et l’invasion américaine de 2003, Christiane Amanpour a documenté la violence sanguinaire qui a marqué l’histoire récente de l’Irak. En 2004, elle a réalisé le reportage exclusif du procès de Saddam Hussein, qui a fait découvrir au monde entier les images de l’ancien dictateur, ébouriffé et en chaînes, condamné à mort pour crimes contre l’humanité.

Sur le terrain, pendant le siège de Sarajevo, Christiane Amanpour a montré toute la brutalité de la Guerre de Bosnie, avec ses reportages dramatiques sur la vie quotidienne de la population civile dans la capitale assiégée. Elle n’hésitait pas à dénoncer les violations des droits humains, les massacres et le génocide commis à l’encontre des musulmans de Bosnie. A ce propos, elle disait : « Dans certaines situations, on ne peut tout simplement pas rester neutre : être neutre revient à être complice. »

C’est en 2009 que l’émission « Amanpour » est lancée : dans le cadre de ce programme, diffusé en prime time, Christiane Amanpour parle avec les responsables politiques et dirigeants du monde entier. Elle a réalisé des entretiens exclusifs avec les puissants de ce monde. Après le 11 septembre, elle a été la première correspondante étrangère à interviewer le Premier Ministre britannique Tony Blair, le Président pakistanais Pervez Musharraf et le Président afghan Hamid Karzai. Pendant les moments les plus chauds du Printemps Arabe, elle a réalisé un entretien – le dernier – avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui lui a valu un Emmy Award. C’est à elle que l’on doit également le dernier entretien réalisé avec l’ancien président Hosni Moubarak, juste avant sa destitution.

Christiane Amanpour a interviewé le président iranien Hassan Rohani, après son écrasante victoire électorale, et a réussi à obtenir de lui l’admission de l’existence de l’Holocauste. Elle a été la première journaliste à s’entretenir avec l’ancienne Présidente brésilienne Dilma Rousseff après la terrible défaite en demi-finale de l’équipe nationale, aux Championnats du Monde de Football 2014 organisés dans son pays. Elle a également eu la rare opportunité de s’entretenir avec le président vénézuélien Nicolas Maduro, à propos des violentes manifestations en cours dans son pays.

En janvier 2014, Christiane Amanpour a révélé, en exclusivité, un dossier contenant des témoignages et des photographies sur des présomptions de torture systématique des prisonniers par les forces gouvernementales syriennes, en accueillant un groupe d’experts des crimes de guerre, qui ont confirmé la véracité de ces révélations insupportables. C’est avec ces preuves en main qu’elle a ensuite mis au défi le Premier Ministre russe Dmitry Medvedev de justifier le soutien apporté par son gouvernement au régime de Bachar el Assad.

Elle a également réalisé des reportages sur les conséquences de nombreuses crises humanitaires, dont le terrible tremblement de terre d’Haïti, en 2010, le tsunami de 2011, au Japon, et l’ouragan Katrina – à cette occasion elle a visité un centre communautaire qui avait été transformé en morgue de fortune pour les victimes de la catastrophe.

En plus de son travail de présentatrice et reporter, Christiane Amanpour participe activement aux campagnes pour les droits civiques. Membre du conseil d’administration du Comité de Protection des Journalistes [Committee to Protect Journalists], du Centre pour l’Intégrité Publique [Centre for Public Integrity] et de l’International Women’s Media Foundation, elle a usé de son statut pour sensibiliser le public aux grandes questions internationales et aux droits de la presse. Elle a interviewé pour CNN, à plusieurs occasions, l’activiste des droits à l’éducation, Malala Yousafzai, en soulignant son courage et son excellent travail de défense des droits civiques. En mai 2014, elle a profité d’un passage à la télévision, sur la chaîne anglaise de la BBC, pour attirer l’attention des spectateurs sur l’enlèvement des 200 lycéennes nigérianes par Boko Haram, en demandant au Premier Ministre britannique de l’époque, David Cameron, d’adhérer à la campagne #BringBackOurGirls.

C. Amanpour a remporté tous les grands prix destinés aux journalistes de télévision, dont onze News and Documentary Emmy Awards, quatre Peabody Awards, deux George Polk Awards, trois duPont-Columbia Awards et le prix Courage en Journalisme. Elle a reçu neuf doctorats honoris causa, et l’insigne de Commandant de l’Empire Britannique. Elle est citoyenne d’honneur de Sarajevo et Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO pour la Liberté de la Presse et la Sécurité des Journalistes.

Christiane Amanpour a obtenu un diplôme de Licence en Journalisme avec mention d’excellence de l’Université de Rhode Island.

Elle parle couramment anglais, persan (sa langue maternelle) et français. Le magazine Forbes l’a nommée en 2007 74e femme la plus influente du monde.


Appel à candidatures

Le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre récompense un reportage sur une situation de conflit ou ses conséquences pour les populations civiles, ou sur un fait d’actualité concernant la défense des libertés et de la démocratie.

Le reportage doit avoir été réalisé entre le 1er juin 2017 et le 31 mai 2018. Un prix de 7000 € est remis dans chaque catégorie.

Les reportages doivent être envoyés avant le 8 juin 2018 à l’adresse suivante :
Prix Bayeux des correspondants de guerre – Hôtel de Ville – 19, rue laitière – BP 21215 – 14402 Bayeux Cedex ou info@prixbayeux.org

Les catégories de médias représentées : radio – photo – télévision (format court et long) – presse écrite et le prix du jeune reporter (photo cette année).

DIX PRIX SONT REMIS

Six trophées attribués par le jury international

  • Trophée Presse écrite – Prix du Département du Calvados – 7000 €
  • Trophée Télévision – Prix Amnesty International – 7000 €
  • Trophée Radio – Prix du Comité du Débarquement – 7000 €
  • Trophée Photo – Prix Nikon – 7000 €
  • Prix Scam Télévision grand format – 7000 €
  • Prix du jeune reporter – parrainé par CAPA Télévision – 3000 €

Quatre prix spéciaux

  • Le Prix Ouest-France – Jean Marin (presse écrite) – 4000 €
  • Le Prix du Public (photo) parrainé par l’Agence Française de Développement – 3000 €
  • Le Prix Région Normandie des Lycéens et des Apprentis (télévision) – 3000 €
  • Le Prix de l’image vidéo parrainé par Arte, France 24 et Bew TV – 3000 €

RAPPEL RÈGLEMENT

• Prix du jeune reporter : En 2018 : la catégorie concernée est la photo. Comme il s’agit d’une catégorie différente selon les années, le reportage présenté devra être réalisé entre le 1er juin 2016 et le 31 mai 2018.

• Catégorie télévision : la durée de reportage doit être comprise entre 1’30 et 6 minutes. Le reportage doit être présenté tel qu’il a été diffusé.

• Catégorie radio : la durée de reportage doit être comprise entre 1 et 6 minutes. Le reportage doit être présenté tel qu’il a été diffusé.

• Catégorie photo : la candidature est constituée d’un reportage de 8 à 15 photos.

• Catégorie télévision grand format : la durée de reportage doit être comprise entre 6 et 30 minutes. Le reportage doit être présenté tel qu’il a été diffusé.

• Catégorie presse écrite : la candidature est constituée d’un article ou d’une série de un à cinq articles sur le même sujet. Le reportage doit être présenté tel qu’il a été publié.


Un rendez-vous exceptionnel pour les scolaires pour la 25e édition

À l’occasion de la 25e édition, le journal Ouest-France, la Ville de Bayeux, le Département du Calvados, la Région Normandie et le Rectorat de Normandie proposent un rendez-vous éducatif exceptionnel à destination des élèves de 3eet des lycéens normands : « Les rencontres Ouest-France : ces conflits oubliés qui ont marqué le monde ».

Partenaire historique du Prix Bayeux, Ouest-France souhaite, pour cette édition anniversaire, offrir aux jeunes un retour sur 25 ans de conflits à travers des témoignages de grands reporters, lauréats du Prix Bayeux, qui ont couvert le Rwanda, l’Afghanistan, la Yougoslavie. À l’heure de l’immédiateté de l’information, Ouest-France invite les élèves à revenir sur des événements historiques et ouvre, à cette occasion, un droit de suite aux conflits oubliés.


Visuel

Le visuel de l’affiche 2018 reprend une photo du reportage primé en 2017. Il s’agit d’un cliché d’Ali Arkady de l’agence VII, issue de son reportage «Kissing death», réalisé en Irak entre novembre et décembre 2016.

Légende : Une femme se confie par peur à un officier de l’unité ERD après que sa maison a été bombardée par les forces irakiennes. Son frère a été kidnappé par Daech. Village de Qabr al-Abd, Hammam al-Alil, Mossoul, le 7 novembre 2016.

Ali Arkady
Ali Arkardy est un photojournaliste de Khanaqin, en Irak, situé dans la région du Kurdistan irakien près de la frontière iranienne. Diplômé de l’Institution des beaux-arts de Khanaqin, Ali travaille comme photographe depuis 2006 et se concentre sur des reportages photo sur des Irakiens blessés et handicapés pendant la guerre. Il fait parti du programme de VII Mentor.

© Prix Bayeux-Calvados photo 2017 – Ali Arkady / VII


[Audio] « Mosul » avant-première européenne

Ce documentaire, réalisé par Olivier Sarbil et diffusé en avant-première à Bayeux, jeudi 5 Octobre 2017, suit un groupe de jeunes soldats des forces spéciales sur la ligne de front de la bataille la plus brutale d’Irak pour détruire le dernier bastion d’ISIS. Au cours de six mois de tournage à l’intérieur de Mossoul, le journaliste français Olivier Sarbil réalise un portrait viscéralement intime de la guerre.

La projection fut suivie d’un échange animé par Loïck Berrou avec Olivier Sarbil, Gwendoline Debono et Laurent Van der Stockt


[Audio] Soirée grands reporters - « Où va la Turquie d’Erdoğan ?»

15 mois après le putsch manqué contre le président Erdoğan, la Turquie oscille entre l’hystérie collective et un régime de terreur : plus de 138.000 fonctionnaires limogés, 2.000 écoles et 150 médias fermés, 55.000 personnes emprisonnées au nom de la lutte anti-terroriste ou pour des liens présumés avec la confrérie islamiste Gülen, des peines passibles de 30 à 142 ans de prison. Près de 900 entreprises dont la valeur totale des actifs est estimée à 14 milliards de dollars expropriées. Arrestations de militaires et gendarmes, fuite des investisseurs.

L’alibi du coup d’état manqué n’est-il pas opportun pour justifier cette intrusion massive dans l’appareil d’État et cette concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul homme ? En avril dernier, Erdoğan convoque un référendum constitutionnel qui lui donne à 52% le droit de cumuler en 2019 les fonctions de chef de l’État, Premier ministre, chef de la faction parlementaire et responsable de la nomination de la moitié des hauts magistrats. Jamais un Président n’a cumulé autant de mandats dans l’histoire de la Turquie.

Parler de la Turquie, c’est donc parler d’Erdoğan. Le culte de l’autorité revenu. Les codes des prestiges de l’Empire Ottoman. Revenir à des sources anthropologiques quelque peu arrangées. Comment expliquer ses succès électoraux ?

Parler de la Turquie, c’est toucher aux problématiques d’un positionnement géopolitique semblable à la Russie de Poutine. L’Ouest ou l’Est ? Se tourner vers l’Europe ou le Moyen Orient ? C’est retrouver les marqueurs de l’Histoire. Cette bascule entre l’Occident et l’Orient rythme l’histoire turque. La réflexion n’est pas contemporaine.

Parler de la Turquie, c’est évoquer aussi la relation aux kurdes et par ricochet analyser l’implication ambiguë d’Ankara dans le conflit syrien.

Une soirée préparée et animée par Eric Valmir (France Inter) avec notamment Mathias Depardon, Jana Jabbour, Erol Önderoglu (représentant de RSF en Turquie)


Prix Bayeux-Calvados 2017 : Cérémonie de remise des prix

Visionnez l’intégralité de la cérémonie du 7 Octobre 2017


24e Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre : le palmarès

Cinquante grands reporters étaient réunis à Bayeux, les 6 et 7 octobre 2017, pour délibérer et décerner les trophées des catégories photo, presse écrite, radio, télévision, télévision grand format, jeune reporter (presse écrite) et image vidéo. Trois prix spéciaux ont également été attribués : le Prix Région des Lycéens et Apprentis de Normandie (télévision), le Prix du public (photo) et le Prix Ouest-France – Jean Marin (presse écrite). Présidé par Jeremy Bowen, le jury international de ce 24e Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a rendu son verdict…

Le mot de Jeremy Bowen, président du jury international :
« Ce fut un immense honneur d’être président du jury et un grand plaisir de travailler avec mes collègues français.
Je suis très impressionné par la qualité de la sélection, dominée cette année par l’Irak et la Syrie. La profession se porte bien, elle est là où il faut être. Le choix final du jury, composé de journalistes expérimentés, est le bon. Il témoigne de la couverture des zones les plus dangereuses par des reporters courageux, compétents et honnêtes. Ces reporters éclairent les recoins les plus sombres de ce monde et c’est le plus important. »


CATÉGORIE PHOTO – JURY INTERNATIONAL
PRIX NIKON

1er Prix

Ali ARKADY
VII PHOTO AGENCY
Kissing death
IRAK

Ali ARKADY
Une femme se confie par peur à un officier de l’unité ERD après que sa maison a été bombardée par les forces irakiennes. Son frère a été kidnappé par Daech.
Village de Qabr al-Abd, Hammam al-Alil, Mossoul, le 7 novembre 2016.
Télécharger la photo

2e Prix

Laurent VAN DER STOCKT
LE MONDE
La bataille de Mossoul
IRAK

3e Prix

Lorenzo MELONI
MAGNUM PHOTOS
La chute du Califat
LIBYE – IRAK


CATÉGORIE TV – JURY INTERNATIONAL
PRIX AMNESTY INTERNATIONAL

1er Prix

Waad AL-KATEAB
CHANNEL 4
Le dernier hôpital d’Alep détenu par des rebelles
SYRIE

2e Prix

Arwa DAMON et Brice LAINÉ
CNN
Des survivants à Mossoul : il vaut mieux être mort que vivre cette vie
IRAK

3e Prix

Fergal KEANE et Rob MAGEE
BBC NEWS
Le Yémen
YÉMEN


CATÉGORIE PHOTO – PRIX DU PUBLIC
PARRAINÉ PAR L’AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

1er Prix

Antoine AGOUDJIAN
LE FIGARO MAGAZINE
La conquête de Mossoul ouest
IRAK

Antoine AGOUDJIAN
Cortège de rescapés fuyant la zone des combats. Pris en étau entre les attaques de l’armée irakienne et les djihadistes, (ils tuent les civils qui fuient l’EI). Ils ont tout abandonné derrière eux pour sauver leurs vies. Nombreux morts et blessés dénombrés. Ce jeune adolescent traumatisé porte sa petite sœur, il a perdu au cours de l’exode des membres de sa famille.
Télécharger la photo

CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU DÉPARTEMENT DU CALVADOS

1er Prix

Samuel FOREY
LE FIGARO
Mossoul : cinq offensives pour une bataille
IRAK

2e Prix

Fritz SCHAAP
DER SPIEGEL
Despair and debauchery in Assad’s Capital
SYRIE

3e Prix

Karam AL-MASRI et Rana EL MOUSSAOUI
AFP
Couvrir Alep, la peur au ventre et le ventre vide
SYRIE


CATÉGORIE RADIO – JURY INTERNATIONAL
PRIX DU COMITÉ DU DÉBARQUEMENT

1er Prix

Gwendoline DEBONO
EUROPE 1
L’entrée dans Mossoul
IRAK

2e Prix

Mike THOMSON
BBC NEWS
La bibliothèque secrète
SYRIE

3e Prix

Omar OUAHMANE
FRANCE INTER
Syrte, l’autre guerre contre Daech
LIBYE


CATÉGORIE JEUNE REPORTER (PRESSE ÉCRITE) – JURY INTERNATIONAL
PARRAINÉ PAR CAPA PRESSE TV

1er Prix

May JEONG
THE INTERCEPT
La mort venue du ciel
AFGHANISTAN – ÉTATS-UNIS


CATÉGORIE TV GRAND FORMAT – JURY INTERNATIONAL
PRIX SCAM

1er Prix

Olivier SARBIL
CHANNEL 4 NEWS
Dans la bataille de Mossoul
IRAK


CATÉGORIE IMAGE VIDÉO – JURY INTERNATIONAL
PARRAINÉ PAR BEW TV / FRANCE 24 / ARTE

1er Prix

Olivier SARBIL
CHANNEL 4 NEWS
Dans la bataille de Mossoul
IRAK


CATÉGORIE PRESSE ÉCRITE – PRIX OUEST-FRANCE – JEAN MARIN

1er Prix

Fritz SCHAAP
DER SPIEGEL
Despair and debauchery in Assad’s Capital
SYRIE


CATÉGORIE TV – PRIX RÉGION DES LYCÉENS ET APPRENTIS DE NORMANDIE

1er Prix

Waad AL-KATEAB
CHANNEL 4
Le dernier hôpital d’Alep détenu par des rebelles
SYRIE


Film hommage à Bakhtiyar Haddad

Dans le cadre du Prix Bayeux 2017, nous avons réalisé une vidéo retraçant quelques grandes étapes de la vie de Bakhtiyar Haddad, fixeur et journaliste irakien. Nous avons souhaité lui rendre hommage en montrant à quel point il a été un guide indispensable pour beaucoup de journalistes et médias francophones pour couvrir les conflits qui déchirent l’Irak depuis l’invasion américaine de 2003. Beaucoup de consœurs et confrères qui ont travaillé avec Bakhtiyar nous ont transmis leurs photos ou leurs vidéos personnelles prises et tournées lors de leurs missions. Nous les en remercions chaleureusement ainsi que les rédactions qui ont accepté de nous laisser utiliser des extraits des reportages auxquels Bakhtiyar a participé.

Cette vidéo est également à disposition du public à l’exposition Bakhtiyar Haddad, 15 ans de guerre en Irak, du 2 au 29 octobre 2017 au Musée Mémorial de la Bataille de Normandie à Bayeux.

Réalisation : Caroline Darroquy et Jean-Pierre Canet avec Étienne HuverChristophe Petit-Tesson et Luc Michel


France 24 Partenaire du Prix Bayeux-Calvados

Pour la 2e année consécutive, France 24 s’inscrit comme partenaire du prix Bayeux-Calvados et soutient le Prix de l’Image Vidéo, aux côtés d’Arte et de Bew TV.
Ce prix, créé en 2016, récompense les professionnels de l’image, qui œuvrent derrière la caméra pour assurer la qualité de chaque séquence et restent pourtant souvent méconnus du grand public.


Avant-première "Mosul" d'Olivier Sarbil

Jeudi 5 octobre à 21h
Soirée projection-débat

« Mosul » – Avant-première européenne

Filmé et réalisé par Olivier Sarbil

Ce documentaire suit un groupe de jeunes soldats des forces spéciales sur la ligne de front de la bataille la plus brutale d’Irak pour détruire le dernier bastion de Daech. Au cours de six mois de tournage à l’intérieur de Mossoul, le journaliste français Olivier Sarbil réalise un portrait viscéralement intime de la guerre.

La projection sera suivie d’un échange animé par Loïck Berrou avec Olivier Sarbil, Gwendoline Debono et Laurent Van der Stockt.

Co-réalisateur : James Jones
Monteuse : Ella Newton
Musique : Massive Attack
Directeur de production : Pip Lacey
Producteur principal : Dan Edge
Directeur de la rédaction pour FRONTLINE PBS : Andrew Metz
Producteur exécutif pour FRONTLINE PBS : Raney Aronson-Rath
Une production FRONTLINE en association avec Mongoose Pictures


Le programme de la 24e édition

Une semaine de rendez-vous sur l’actualité internationale

Durant une semaine, l’actualité internationale est au cœur de nombreux rendez-vous à Bayeux : expositions inédites, un hommage à Bakhtiyar Haddad, des soirées débats, projections, salon du livre, le documentaire « Mosul » en avant première à Bayeux, les témoignages de photographes syriens, la soirée grands reporters consacrée à la Turquie d’Erdogan, un Refugee Food Festival dans les collèges, etc. Des rencontres, des échanges entre le public et les grands reporters. Rendez-vous du 2 au 8 octobre prochains autour de ces femmes et hommes de terrain qui, à travers leurs reportages, témoignent au quotidien des violences du monde.


4 photographes syriens à Bayeux

Karam Al-Masri, Zakaria Abdelkafi, Baraa Al-Halabi et Ameer Alhalbi ont travaillé pour l’AFP pour témoigner de la guerre dans leur pays. Ils seront à Bayeux pour l’exposition multimédia de l’AFP sur la Syrie.
Rencontre avec ces témoins samedi 7 octobre à 16h à la chapelle de la Tapisserie.

DU 2 AU 29 OCTOBRE

Exposition inédite sur le travail des photographes syriens de l’AFP

Ce sont des témoins considérables. Ils montrent sans fard la douleur et la souffrance humaine pour l'Histoire. Encore et toujours... Ils le font avec des mots, avec des photos, avec des vidéos. Ils le font malgré leur propre douleur.
Ils ne sont pas des observateurs impartiaux dans un conflit qui se déroule dans un pays étranger. Ils sont les témoins de l'effondrement de leur propre pays et de leurs foyers. Ils sont les témoins du malheur de leurs amis, leurs proches, leurs voisins. Maintes fois leurs yeux, leurs objectifs se sont braqués sur des corps broyés, des enfants ensanglantés et des mères éplorées. Quand on leur demande pourquoi, leur réponse est pratiquement toujours la même : pour que le monde sache.
Certains de ces journalistes qui ont permis à l’AFP de révéler au monde, depuis cinq ans, ces images effroyables de Syrie, seront à Bayeux lors de l'exposition. Ils sont parvenus à sortir de leur pays martyrisé et cherchent à se reconstruire peu à peu en Europe. Mais d'autres sont toujours là-bas pour couvrir cette guerre dont on ne voit pas la fin.
L’exposition comportera quelque 40 photographies des 12 derniers mois du conflit. Des vidéos et des diaporamas tourneront sur grand écran et leurs posts du blog Making-of seront consultables sur tablettes.


Un Refugee Food Festival dans les collèges du Calvados

Du lundi 2 au vendredi 6 octobre

Refugee Food Festival
Quand les cantines scolaires confient leurs cuisines à des chefs réfugiés

Du 2 au 6 octobre, le Département du Calvados et le HCR (l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés), en partenariat avec l’association Food Sweet Food, invitent les élèves des collèges du Calvados au Refugee Food Festival.
L’idée ? Sensibiliser les élèves à la situation des réfugiés en France et à travers le monde.
Les objectifs ? Changer de regard sur le statut de réfugié, offrir un tremplin aux chefs réfugiés
en facilitant leur accès à l'emploi et faire découvrir des plats venus d'ailleurs.
Cinq jours, cinq établissements
Entre sensibilisation et gastronomie, la journée comptera trois temps forts destinés aux collégiens de la 6e à la 3e.

Ils accueillent le Refugee Food Festival en 2017 :
❱ Lundi 2 octobre : Collège Charles Létot - Bayeux
❱ Mardi 3 octobre : Collège Jean de la Varende - Creully
❱ Mercredi 4 octobre (uniquement le matin) : Collège Hastings - Caen
❱ Jeudi 5 octobre : Collège Ernest Hemingway - Port-en-Bessin
❱ Vendredi 6 octobre : Collège Louis Pergaud - Dozulé

• Le matin, les élèves rencontreront les équipes du HCR et des réfugiés. Un temps d’échange qui mêlera témoignages,
questions-réponses, jeux pédagogiques… En parallèle, un chef réfugié, accompagné des équipes des cantines scolaires, préparera un repas traditionnel de son pays.
• Le midi, l’ensemble des élèves demi-pensionnaires dégusteront les plats mijotés par le chef réfugié et les équipes des cantines scolaires.
• La journée se terminera par des ateliers culinaires au cours desquels le chef réfugié élaborera le goûter avec les élèves. Un moment convivial, propice à l’échange


Jeremy Bowen

Jeremy Bowen, Président du jury

Il couvre pour la BBC tous les évènements majeurs de la planète depuis plus de 30 ans. La guerre au Salvador, la révolution roumaine, l’Afghanistan, l’Irak, le Liban, l’Afrique du Sud, le conflit Israélo-palestinien, les révolutions arabes, la guerre en Syrie... Jeremy Bowen est partout. Journaliste télé, mais aussi radio, il a reçu de nombreux prix internationaux dont trois Prix Bayeux-Calvados.

Jeremy Bowen

 

Originaire du Pays de Galles, Jeremy Bowen (né en 1960) rejoint la BBC en 1984 et a été correspondant de guerre pour une grande partie de sa carrière, en commençant par le Salvador en 1989. Il a réalisé des reportages dans plus de 70 pays différents (révolution roumaine, manifestations de la place Tian'anmen, Afghanistan, Irak, Liban, Afrique du Sud, Israël-Palestine, Rwanda, Algérie, Tchétchénie, Yougoslavie, le 11 Septembre 2001, Yémen...). Il a couvert le conflit en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre civile, le Kosovo pendant le conflit de 1999. Il a été le correspondant de la BBC au Moyen-Orient basé à Jérusalem entre 1995 et 2000. Il est le rédacteur en chef de la BBC pour le Moyen-Orient depuis 2005. En février 2011, il est le premier journaliste britannique à interviewer Mouammar Kadhafi depuis le début de la guerre civile en Libye. Depuis plus de six ans, il couvre la guerre en Syrie, et actuellement la chute de Mossoul.

« C'est un grand honneur pour moi d’être cette année président du jury. Le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre jouit d'une excellente réputation et je suis très fier de l'avoir remporté par le passé. En raison de son histoire, Bayeux est le lieu idéal pour débattre de ce qui se fait de mieux, en matière de journalisme, dans les lieux les plus périlleux du monde, et de célébrer le reportage de terrain. Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin d'un journalisme de qualité, quel que soit le média. Tous les acteurs des conflits actuels veulent contrôler les médias sur les champs de bataille. Nous nous devons d'apporter de la lumière dans les recoins les plus sombres de la planète, et de faire de notre mieux pour rechercher la vérité et la montrer. Ils sont nombreux à vouloir nous en empêcher, et c'est la raison pour laquelle il est de plus en plus dangereux d'exercer ce métier. En accueillant ce festival unique en son genre, Bayeux nous offre un moment de paix et de répit pour réfléchir à ce que nous faisons et pour comprendre comment nous pouvons le faire encore mieux. » Jeremy Bowen

Récompenses
Plusieurs fois le Royal Television Society
Festival de télévision de Monte Carlo (le siège de Mostar)
Festival de télévision de New York (le siège de Mostar)
Sony Gold Award (l’arrestation de Saddam Hussein)
Emmy et Peabody award pour la couverture de la guerre en Syrie
Charles Wheeler Award
Prix Bayeux-Calvados télé grand format 2009 « Gaza, hors des ruines »
Prix Bayeux-Calvados radio 2012 « Douma, Syrie »

Prix Bayeux-Calvados radio 2016 « Yemen »
Faisait également partie de l’équipe de la BBC qui a remporté les prix suivants :
Bafta (le Kosovo), Emmy international (la guerre du Liban 2006)

Livres :
Six Days: How the 1967 War shaped the Middle East (Simon and Schuster 2003)
War Stories (Simon and Schuster 2005)
The Arab Uprisings: the people want the fall of the regime (Simon and Schuster 2012)